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APPEL A COMMUNICATIONS – ACFAS Colloque 418 – L’impact de la déréglementation du travail sur la relation salariale – Chicoutimi Mai 2018

 

Depuis les années 70 l’idéologie libérale a élargi son emprise sur l’esprit des dirigeants politiques et inspire de plus en plus les décisions économiques et sociales. Les modifications (appelées réformes dans la conceptualisation libérale) plus ou moins fondamentales, inspirées par la pensée libérale, induisent des décisions politiques fondatrices du nouveau modèle d’organisation économique et sociale. La promotion des lois du marché est la base de la « révolution » qui s’opère. En effet le marché est censé réguler au mieux les mécanismes économiques et sociaux (tendance à l’optimum).

Cette vision « idéalisée » s’étend aujourd’hui à l’espace du travail. Ainsi la France vient d’adopter un dispositif nouveau de régulation du travail et de l’emploi (la loi travail) basé sur la flexibilité du travail et des salaires et sur la modification des règles instituées dans la période de croissance d’après-guerre. Cette référence d’actualité nous sert de support, mais bien évidemment le sujet proposé s’étend au-delà du cas français, au reste de l’Europe (notamment en Italie) et à l’Amérique du Nord.

Nous proposons d’aborder différentes dimensions de la problématique de « réforme » du modèle social protecteur s’appuyant sur l’Etat Social. En Europe les fondements de la déréglementation s’inscrivent dans la critique du modèle forgé dans l’après guerre, résultat d’un compromis entre le salariat et le patronat. Le modèle émergent supprime l’essentiel de la réglementation existante, se construisant sur les préceptes de la pensée libérale de régulation du travail par le marché.

Prétendant supprimer les rigidités présentées comme bloquant les ajustements, il vise à lever les obstacles au libre fonctionnement du marché : les négociations collectives, les modes d’indemnisation du chômage, la protection de l’emploi, le principe du salaire minimum.

Les conséquences sont donc extrêmement importantes. Ce colloque abordera leurs dimensions humaines et sociales, économiques, juridiques, « Gestion des Ressources Humaines », etc.

Dans ce colloque nous proposons d’examiner les fondements des problématiques de déréglementation : il s’agit :

– de rappeler que la réglementation du travail est le résultat historique de compromis sociaux (entre représentants du patronat et des salariés), consolidée par la loi. Cette loi protectrice du travail s’est récemment heurtée aux difficultés des entreprises touchées par la récession (les « avantages salariaux » sont alors présentés comme des surcoûts mettant en péril leur compétitivité).

– de recenser les divers dispositifs de déréglemention tendant à transformer les salaires en coûts variables.

Par ailleurs nous proposons d’examiner les différentes incidences de la dérèglementation du travail :

– incidences économiques : la croissance économique attendue de l’amélioration de la compétitivité et des marges d’entreprises (sources d’investissement) peut se heurter à une contraction de la demande de marché consécutive à la baisse relative des salaires (contrainte interne), d’autant que la compétitivité non-coût (ex. la qualité/produit) risque d’annuler les effets « compétitivité » recherchés (contrainte externe). Dès lors la récession se prolonge et le chômage ne fléchit pas.

– incidences humaines et sociales : la baisse du pouvoir d’achat des salariés et la hausse de la productivité (résultat de la réduction des postes de travail qu’autorise l’allègement de la protection de l’emploi) pourraient engendrer souffrance (au travail), donc détérioration de la qualité du travail et de la compétitivité des entreprises.

– incidences sur la Gestion des Ressources Humaines : dans le contexte de morcellement des situations de travail, il peut s’avérer difficile de toujours trouver des interlocuteurs motivés pour un « dialogue social ». De plus la distortion du dialogue social en fonction des situations d’entreprise peut freiner la construction d’une RSE s’appuyant sur une volonté forte et large des salariés.

MODALITES PRATIQUES

Compte tenu des délais qu’impose le calendrier de l’Acfas, nous vous rappelons les dates limites :

1/ envoi de l’intention de communication selon la forme prévue (cf. appel) Jeudi 15 février 2018

2/ examen par le Conseil Scientifique des intentions de communication vendredi 23 février 2018

3/ dans l’hypothèse d’une validation de votre proposition, envoi du texte de la communication présentée au colloque : vendredi 4 mai 2018

Propositions à envoyer avant le jeudi 15 février 2018 par mail en format Word à :

pierre.bardelli@wanadoo.fr

ramboarisata.lovasoa@uqam.ca

gilbert.iae@univ-paris1.fr

Isabelle.Cadet@univ-paris1

 

Appel à communication – ACFAS

 

 

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