Congrès 2020

 

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, le congrès du RIODD initialement  les 1er et 2 octobre 2020 est repoussé d’un an.

Une journée de recherche « virtuelle » a néanmoins été organisée le 1er octobre 2020 sur la thématique suivante : Quelle soutenabilité des modèles économiques et sociaux dans les organisations face à la crise sanitaire du COVID-19 ?

Calendrier pour le congrès virtuel 2020 :

Lancement des appels à sessions : 16/12/19
Date limite d’envoi des propositions de sessions ouvertes : 24/01/20
Lancement des appels à communications : 28/01/20
Envoi des propositions de communication : 26/04/20
Date limite d’envoi des propositions de sessions fermées : 25/05/20
Retour des évaluations : 19/06/20

Notification aux auteurs : 29/06/20
Réception des papiers révisés : 01/09/20

Atelier doctoral : 30/09/20
Congrès virtuel : 01/10/20

 

Programme

10h-10h15          Ouverture (André SOBCZAK – Jean-Marie COURRENT)

10h15-11h          Keynote de Christian CHAVAGNEUX

11h-12h30          Table ronde « Après la covid-19, comment s’orienter vers des investissements responsables ? »

14h-15h30          Ateliers + Atelier Cas pédagogique en parallèle

15h30-17h          Ateliers

17h-18h               Remise des prix de thèse RIODD – VIGEO EIRIS

Téléchargez le programme détaillé

Téléchargez le programme des sessions thématiques

Voir aussi : Prix du meilleur cas pédagogique

Téléchargez le programme détaillé de l’atelier du cas pédagogique

Quelle soutenabilité des modèles économiques et sociaux dans les organisations face à la crise sanitaire du COVID-19 ?

Par son aspect brutal et soudain et les mesures d’urgence qu’elle a imposées au niveau mondial, l’épidémie du COVID-19 vient de provoquer une crise systémique qui, au-delà des aspects purement sanitaires, met à mal bien des certitudes, voire des croyances, sur les principes de régulation des sociétés, dans leur dimension nationale et internationale. Elle met ainsi sous une lumière crue la fragilité des modèles économiques et sociaux dominants qui peinent à anticiper correctement les risques et à apporter des solutions incontestables tant sur le plan de l’efficacité qu’en termes éthiques. Elle renvoie, en ce sens, au débat fondamental porté depuis sa création par le RIODD autour des modèles de développement et de leurs implications dans les organisations. Ce débat porte d’abord sur le sens des actions, les objectifs individuels et collectifs poursuivis, l’ordre des priorités. Il porte ensuite sur les moyens d’engager ces actions, de poursuivre ces objectifs. Il conduit à s’interroger ainsi sur le rôle et la légitimité respectifs de la puissance publique et des acteurs privés, sur le niveau et le type d’articulation pertinents entre eux.

L’objectif initial du 15e congrès du RIODD était précisément d’aborder ce débat, au niveau des organisations, en interrogeant le modèle de la « société entrepreneuriale » (D. Audretsch, 2006, 2007), revendiqué depuis plusieurs années par les dirigeants de nombreux pays comme étant particulièrement pertinent pour répondre aux grands défis sociaux et environnementaux contemporains. La crise sanitaire actuelle, par la rapidité et l’ampleur des bouleversements qu’elle a induits, fournit un formidable terrain d’analyse de ce modèle (et des modèles alternatifs) sur lequel s‘ancreront  naturellement les débats du congrès, autour des enjeux d’innovation de produits et services, de process, managériales (Schumpeter, 1935 ; Carland, Hoy, Boulton et Carland, 1984) dans les organisations publiques et privées, d’opportunités nouvelles ou détruites (Venkataraman, 1997 ; Shane et Venkataraman, 2000), de développement ou de disparition des organisations (Gartner, 1985), de création ou de destruction de valeur économique et non-économique (Gartner, 1990).

Les interventions étatiques, rendues nécessaires pour combattre la pandémie et faire face à la crise économique et sociale mondiale qu’elle a entrainée, ont remis l’accent sur le rôle irremplaçable des Etats dans les situations de crise. Ce renouveau de la puissance publique, détentrice des pouvoirs régaliens, s’est accompagné, par ailleurs, de nombre d’initiatives provenant tant du secteur des entreprises que de collectifs issus de la société civile, afin de trouver des solutions innovantes aux problèmes, parfois inédits, posés par les événements. Se posent alors, dans un contexte largement renouvelé, les conditions d’émergence d’une « société équilibrée » (Mintzberg, 2017) entre les « trois piliers » que constituent les Etats, les marchés et les communautés organisées (ib).

Dans la même perspective d’un renouvellement des cadres d’analyse des politiques économiques et sociales en cours, se posera la question d’une révision de l’«Agenda 2030 »des Nations-Unies et des Objectifs du Développement Durable (ODD) qui avaient été énoncés, dans un autre contexte en en 2015. Dans quel sens revoir ces ODD et comment situer le rôle dévolu aux organisations (publiques, privées ou communes) pour aboutir à une véritable soutenabilité ? Ce sera un enjeu majeur que le prochain congrès RIODD mettra en débat.

 

 

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