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Formation sur le pluralisme des savoirs (pluridisciplinarité, interdisciplinarité, transdisciplinarité)

 

Pluridisciplinarité – Interdisciplinarité – Transdisciplinarité
Organisée par : l’association NSS-Dialogues (revue Natures Sciences Sociétés, collection « Indisciplines »).

Biologie, sociologie, mathématiques, écologie de la conservation, mécanique des milieux continus, histoire du monde soviétique, iconographie des vitraux du XVIe siècle et al. : nombreux sont les champs de savoir. La spécialisation dans laquelle les sciences se sont engagées depuis la fin du XIXe siècle est un gain qui permet d’approfondir un nombre toujours plus important de questions ; le revers est que les savoirs prolifèrent et leur articulation est parfois problématique. Les acteurs de la recherche en ont conscience et en appellent à l’interdisciplinarité (ID) voire à la transdisciplinarité (TD). Le mot d’ordre est clair : sortir de sa spécialité. Certains chercheurs le font déjà avec beaucoup de bonheur, trouvant dans cette voie le moyen de nourrir leur propre pratique. Cependant des obstacles existent. Du côté de l’ID les spécialités ne se structurent pas uniquement en disciplines, mais en champs thématiques et en diverses sous-disciplines. La diversité ne s’arrête pas là puisque le champ des chercheurs de métier n’est pas le seul lieu de production de savoirs dans la société. De nombreux autres corps de métier produisent des connaissances : juristes, associations, entreprises ou encore collectivités territoriales. La TD redouble l’ouverture et les occasions de s’enrichir mais elle peut être aussi source de nouvelles difficultés. La formation a pour but de permettre aux chercheurs d’horizons institutionnels et disciplinaires différents de mieux appréhender les enjeux du pluralisme en science, de mettre en perspective ses propres conceptions, positions, appartenances et d’élaborer les conditions de l’articulation des savoirs issus des différentes disciplines ou de la société civile. Parmi les implications possibles, mieux comprendre les enjeux de l’ID et de la TD ; faciliter le montage de projets ID et TD ; savoir mieux se positionner face aux sollicitations venant de la société civile ; s’épanouir dans sa trajectoire professionnelle.

Public concerné : chercheurs confirmés ou/et jeunes chercheurs, confrontés à des obstacles ou intéressés par l’articulation des savoirs entre eux, soit avec d’autres champs ou sous-champs disciplinaires (« inter/pluri/multidisciplinarité »), soit avec des connaissances situées hors champ scientifique (« transdisciplinarité »).

Pré-requis : le désir de comprendre ce qui se joue dans les rapports entre savoirs et d’interroger son rapport à sa propre discipline ou champ de savoir.

Objectifs de la formation :

  • permettre l’échange autour d’expériences partagées
  • donner aux chercheurs un vocabulaire et des repères épistémologiques facilitant l’identification des obstacles et donnant des pistes pour les surmonter
  • mieux connaître son propre rapport au savoir et son identité épistémologique pour entrer dans une collaboration inter ou trans-disciplinaire
  • capitaliser de l’expérience et un savoir-faire en matière d’articulation et d’interopérabilité des savoirs

Format : 3 jours – 10 participants.

Programme de la formation
La formation repose sur ce que l’on appelle une pédagogie par problème qui repose sur l’idée que la confrontation à un problème et la recherche de solutions en commun est une source d’apprentissage. La pratique est donc le fil conducteur de ces trois journées, au travers de mises en situation.

Jour 1. Pluridisciplinarité. Le fait du pluralisme.
Matin. Tour de table et prise de conscience du pluralisme en sciences.
La diversité des participants est mise à profit pour permettre à chacun de prendre connaissance de la diversité des savoirs et des démarches scientifiques possibles : diversité des parcours de recherche et des objets privilégiés, hypothèses de travail, champ, situation dans le champ. À l’issue de cet échange, chacun voit mieux ce qu’il ne voit pas, chacun peut mieux se situer dans le vaste ensemble de « la science ».
Après-midi. Concepts. Que sont les sciences ?
Débriefing du matin. Retour sur le pluralisme des objets, des attentes, des méthodes et des communautés. Des concepts classiques de l’épistémologie sont abordés et discutés en fonction des problèmes soulevés. Les dimensions éthiques sont abordées : étrangeté des pratiques inconnues, suspension du jugement, rapport de chacun au « vraiment scientifique ».

Jour 2. L’interdisciplinarité. Comment « faire science » à partir du pluralisme
Matin. Serious game et mise en situation autour d’un projet interdisciplinaire. Observation et conceptualisation des fluidités et des obstacles. Analyse de l’importance des implicites et du rôle des motivations qui jouent un rôle déterminant dans la conduite d’un projet interdisciplinaire. Savoir repérer les complémentarités et faire face aux difficultés.
Après-midi. Évaluation des projets réalisés le matin. Retour d’expérience. Seconde partie du travail conceptuel et mise à l’épreuve des acquis.

Jour 3. Transdisciplinarité. La question de l’expertise, entre science et politique
Matin. Mise en situation d’expertise controversée avec des acteurs de la société civile. Observation et conceptualisation des fluidités et des obstacles. La mise en situation permet de découvrir divers aspects de l’expertise et notamment de sa qualité : pertinence, pluralisme et transparence. L’expert doit prendre une décision sur l’état de son savoir ; il est en situation de rencontre avec d’autres savoirs ; il est en relation avec une décision ayant des implications (juridiques, politiques, technologiques etc.) dans la société.
Après-midi. Débriefing. Troisième partie du travail conceptuel : science, expertise et politique. Bilan.

Informations pratiques
La formation est gratuite. Elle aura lieu à Paris (Université Paris 7 Diderot) du 28 au 30 juin. Date limite de réponse : 20 mai 2017.

Contact : k.meramria@u-paris10.fr

 

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