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Prix de thèse RIODD – Vigeo Eiris 2016

 

Le Réseau International de recherche sur les Organisations et le Développement Durable organise le Prix de thèse du RIODD 2016 pour valoriser les meilleures thèses en sciences sociales en lien avec la responsabilité sociale ou sociétale des organisations et/ou le développement durable, avec le soutien de Vigeo Eiris.

Le lauréat recevra un prix d’un montant de 1.500 euros remis par la Présidente du RIODD et le représentant de Vigeo Eiris lors du 11ème congrès du RIODD, qui aura lieu du 6 au 8 juillet 2016 à l’école de Mines de Saint-Etienne, Institut Fayol. Le RIODD et Vigeo Eiris publieront également une information sur le lauréat sur leur site respectif et dans la Revue de l’Organisation Responsable.

Le Prix de Thèse RIODD-VIGEO Eiris 2016 est attribué à:
Alexandre Rambaud
pour la thèse intitulée :
La valeur de l’existence en comptabilité : Pourquoi et comment l’entreprise peut (p)rendre en compte des entités environnementales pour « elles-mêmes » 
qui a été réalisée à DRM, Université Paris Dauphine, dans la discipline « sciences de gestion ».Le jury lui adresse toutes ses félicitations.

Le jury a également souhaité distingué 2 autres travaux qui ont été finalistes pour ce prix de thèse (qui respecte ici l’ordre alphabétique) :

Pilar Acosta
Pour la thèse intitulée :
« Understanding the outcomes of private regulations for corporate social responsibility in global value chains. The case of the Colombian agro-food industry « 
à l’ESCP  Europe
et
Fiona Ottaviani
pour la thèse intitulée :
« Performativité des indicateurs, indicateurs alternatifs et transformation des modes de rationalisation »
au Centre de recherche en économie de Grenoble.
Nous adressons toutes nos félicitations aux finalistes.
Le Prix RIODD-VIGEO-Eiris, sera remis lors du 11ème congrès à Saint-Etienne,  le mercredi 6 Juillet 2016
Lauréat :
 Photo - Rambaud
Alexandre Rambaud – La valeur de l’existence en comptabilité : pourquoi et comment l’entreprise peut (p)rendre en compte des entités environnementales pour « elles-mêmes » ?
Sous la direction de Jacques Richard – DRM, Université Paris Dauphine
Cette thèse étudie l’intégration d’entités environnementales pour elles-mêmes (EEPM) dans la comptabilité générale d’entreprise. Nous resituons premièrement les termes de cette question (Q) dans le cadre des rapports Homme/Nature via une analyse de la Modernité. Nous en déduisons 3 approches-types de Q : une Moderne Orthodoxe centrée sur l’objectivation et incluant notamment la valeur d’existence ; une Moderne renvoyant à l’Ethique Environnementale, où les entités non-humaines sont subjectivées via la valeur intrinsèque ; une a-Moderne Ecologique Relationnelle. Nous montrons ensuite que la ligne narrative centrale de la comptabilité financière est celle du maintien d’un capital – Fundiste, Matérialiste ou monétaire. Nous redéfinissons ainsi la notion de capital de manière étendue et construisons un Modèle Comptable Intégratif (MCI), systématisant l’extension des états financiers à tout capital à partir du principe de maintien des capitaux. Nous relions finalement l’intégration d’EEPM selon chaque approche-type au maintien de certains capitaux et appliquons le MCI à ceux-ci pour obtenir des modèles comptables répondant de façon méthodique à Q.
Finalistes :
 Foto Pili 2-1
Pilar Acosta – « Understanding the outcomes of private regulations for corporate social responsibility in global value chains. The case of the Colombian agro-food industry « 
Sous la direction d’Olivier Delbard et d’Aurélien Acquier – ESCP  Europe
Depuis les années 90 il y a une montée en puissance des codes de conduite, mécanismes d’autorégulation et initiatives multi-parties prenantes visant à contrôler les activités sociales et environnementales dans les chaînes globales de valeur. Malgré l’augmentation des préoccupations sociales et environnementales, les effets de ces mécanismes de régulation privée pour la responsabilité sociale d’entreprise (RSE) sont encore limités. En prenant trois approches distinctes, nous proposons de compléter la littérature en expliquant de quelle manière les fournisseurs mettent en place, en bout de chaîne, les approches RSE véhiculées par les instruments de régulation privée. Les résultats, déclinés en trois articles, montrent que les régulations privées dans les chaînes globales de valeur viennent s’ajouter aux rôles politiques traditionnels des entreprises locales et remettent en question la gouvernance de la RSE dans l’industrie agro-alimentaire. Néanmoins, la RSE, soutenue par ces régulations, sous-tend une approche instrumentale, renforçant un mouvement de désencastrement du fournisseur des communautés géographiques à proximité. Il s’agit d’un processus simultané de détachement (dés-encastrement du local) et de connexion (ré-encastrement dans le global), qui se joue au niveau des acteurs et leurs rôles, et concerne aussi bien les pratiques et les définitions de la RSE. Notre travail révèle également que l’adoption des contenus des régulations privées et leur diffusion aux fournisseurs de deuxième rang est sélective et non exhaustive. Le rôle des associations d’industriels est essentiel dans la traduction des contenus de ces régulations privées.
 finoa
Fiona OTTAVIANI – Performativité des indicateurs, indicateurs alternatifs et transformation des modes de rationalisation
Sous la direction de Claudine OFFREDI, Université Grenoble-Alpes, Sciences économiques
Les recherches récentes portant sur les indicateurs alternatifs suggèrent la nécessité d’une révision fondamentale de la manière de concevoir le processus de construction des indicateurs et s’inscrivent dans un mouvement critique vis-à-vis du primat d’une forme de rationalisation économiciste et expertale dans le champ des politiques publiques. Cette thèse s’inscrit dans le champ de ces travaux et a pour objet d’apprécier la manière dont il est possible que ces indicateurs soient porteurs d’une « alternative » en termes de rationalisation de l’action.Pour apprécier les transformations opérées au sein du processus de quantification, la thèse prend pour objet l’expérimentation menée à Grenoble quant à la construction d’Indicateurs de Bien-Etre Soutenable Territorialisés (IBEST). Suivant une logique pragmatique de la recherche-action, nous mettons en avant la plus-value de l’articulation entre une logique d’enquête et une démarche participative au regard du processus d’opérationnalisation d’indicateurs de bien-être soutenable. Au-delà des apports méthodologiques et cognitifs liés à l’hybridation opérée entre la méthode quantitative et la démarche participative, la contribution de la recherche réside dans l’éclairage que l’expérimentation apporte sur la conception de la dynamique institutionnelle.

 

 

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