Parution – Jacques Richard en collaboration avec Alexandre Rambaud – « Révolution comptable – Pour une entreprise écologique et sociale » – Editions de l’Atelier /Ed. Ouvrières
Et si la réponse aux crises sociale et environnementale se trouvait dans la comptabilité, notamment celle des grandes sociétés capitalistes ? Dans le système comptable actuel, le capital financier est le seul à être systématiquement conservé, tandis que le travail humain et la nature sont utilisés comme des ressources inépuisables et ne sont donc pas strictement conservés. Dans ce manifeste pour une nouvelle entreprise écologique et sociale, Jacques Richard et Alexandre Rambaud montrent comment le système économique ne pourra devenir durable et vertueux que lorsqu’il mettra sur un pied d’égalité le capital financier et les deux autres composantes de toute activité économique : le capital humain (le personnel qui investit sa force de travail) et le capital naturel (toutes les choses qui rendent la vie humaine possible sur Terre).
Les deux auteurs proposent également un rééquilibrage drastique des rapports de pouvoir dans les entreprises avec une nouvelle cogestion écologique qui s’appuie sur une conception de l’entreprise comme un commun.




Un article et un angle passionnants, surtout quand on s’intéresse à une comptabilité qui ne se contente pas de décrire le monde, mais qui pourrait aussi contribuer à le transformer. La réflexion sur l’capital humain et le capital naturel mis au même niveau que le patrimoine financier, ça bouscule nos habitudes… et ça fait du bien.
Au fond, on se dit que la comptabilité pourrait être la source d’un nouveau récit collectif pour les entreprises, pas juste un tableau de bord chiffré. Et finalement, ce n’est pas là qu’on reconnaît les vraies idées d’avenir : quand elles nous obligent à regarder autrement ce qu’on prenait pour acquis, non ? D’ailleurs, ce qui m’intrigue le plus : est-ce que ce ne serait pas aussi un défi culturel avant d’être un défi technique ?